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Archives de presse 2005

LA FACEEF ET SON RÉSEAU ASSOCIATIF ORGANISENT UNE EXPOSITION ITINÉRANTE PAR LA FRANCE RÉALISÉE PAR L’INSTITUT ESPAGNOL DE LA FEMME


 

L’exposition de la femme porte le titre « au Village global » a été inauguré, décembre dernier, dans l’Alcadía du District 19 de Paris, en présence de la Directrice du dit Institut, Rosa Marie Peris; de la Conseillère de Paris, Violette Baranda, Déléguée à l’Égalité les Femmes / des hommes dans la municipalité de la capitale; et de quelques membres du Conseil National de la FACEEF, ainsi que de nombreux responsables et membres de différentes associations fédérées dans cette entité. La tournée se terminera dans la ville de pirenaica et de Lavelanet mi-avril, où on peut actuellement voir l’exposition,après avoir été présenté, avec beaucoup de succès, dans les villes de Saint Denis, à Lyon et à Marseille.

La tournée a été possible grâce à de nombreux organismes français et espagnols et institutions que nous citerons, le propre Institut de la Femme, l’Observatoire de l’Égalité des femmes / hommes de l’Alcadía de Paris, les municipalités de Marseille, Saint Denis et de Lavelanet; Les Conseils Généraux de Bouches du Rhône et de l’Ariège; Les Conseils Régionaux de PACA et de Midi-Pyrinées; et deux Communautés autonomes, les Assemblées de l’Andalousie et de l’Estrémadura, ainsi que de nombreuses associations françaises et espagnoles.

Les treize panneaux qui composent l’échantillon abordent des problématiques essentielles comme celles de la pauvreté, la faim et l’insécurité dans le monde. Les calamités qui affectent plus d’un millier d’êtres humains à travers le globe, dont deux tiers sont des femmes, et qui vivent aussi bien dans des pays en voie de développement qu’industrialisés. Une disparité devant la précarité qui ne se justifie pas, comme elle est présentée dans les textes de l’exposition, puisque les femmes y jouent un rôle essentiel, par exemple, dans la préservation de l’environnement, et ce particulièrement dans les zones rurales.
Les chiffres alarmante que les scientifiques nous permettent de connaître aujourd’hui sur l’état et l’exploitation agressive qui est faite de notre planète, amplifient l’importance de cette fonction protectrice féminine. Elles sont les femmes celles qui dans les pays dénommés du tiers monde s’occupent à reprendre le combustible pour cuisiner en prenant soin de ne pas vider les ressources, ou du bon maniement et l’usage de différentes matières premières et de richesses naturelles, comme c’est l’eau.

Les différentes législations garantissent que l’égalité des sexes se rejoint dans des termes raisonnables. Il est certain que ces dernières années a eu lieu des progressions importantes dans la reconnaissance des droits des femmes surtout dans les pays industrialisés, les changements sont encore très lents, on a beaucoup insisté sur différents débats qui ont eus lieu autour de l’exposition. Comment pourrait-on garantir un progrès cohérent et plus significatif vers l’égalité des sexes ? « Uniquement en se servant de la législation, comme il a été fait pour avancer dans d’autres domaines », selon Rosa Peiris qui a donné comme exemple les mesures que l’actuel gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero prenait, et qui devaient être annoncées avant la fin de son actuelle législature.
Les projets autour desquels se sont retrouvés quelques intervenants se sont rencontrés, et, en particulier, Violette Baranda, qui a déclaré que, « malheureusement, l’expérience a démontré que la parité progressait à peine dans une absence de mesures législatives en faveur des femmes, et que les discours et la pédagogie n’étaient pas suffisantes. Avec toute la valeur que peuvent avoir les références à l’universalité du genre humain, la Conseillère, se disait favorable aux lois qui étaient approuvées en France, dès 1997, en faveur des droits des femmes.

Les représentants des associations se sont montrés préoccupés de l’intérêt peu abondant qui se prête aux droits des femmes émigrantes. Un exemple concret d’inégalité de genre, les représentants des associations l’ont donné, et il concerne les femmes espagnoles qui ont émigré durant les décennies soixante et soixante-dix, et n’ont pas pu concilier la vie familiale avec une vie active normale. Comme Marie-Claude Muñoz l’a projeté, investigatrice dans l’École de Hautes(Grandes) Études et de Sciences Sociales (EHSS), et l’a réaffirmé Marie Amparo Martínez Escamilla, Responsable de la Commission de la femme dans la FACEEF, à ouvrir l’une des tables rondes. Ainsi, bien que presque toutes ont travaillé, elles l’ont fait, en général, dans des postes peu valorisants et presque toujours très mal payés . Dans beaucoup de cas, sans être déclaré, ou à temps partiel seulement. Le résultat est qu’arrivé à la retraite, elles perçoivent des pensions inférieures à cinq cents euros, une somme qui ne leur permet pas de faire face aux nécessités les plus élémentaires, comme de payer la location d’une chambre dans une Résidence pour retraités. Pour la FACEEF et le mouvement associatif, l’exposition a été une occasion pour réunir les femmes émigrantes qui résident dans la capitale française et ses environs, et dans d’autres points de la France, pour discuter de ses problèmes spécifiques, afin de donner la conscience de l’énorme potentiel dont elles disposent, comme peuvent le montrer l’implication et les tâches importantes qu’elles développent dans leurs associations respectives, mais aussi le travail qu’elles mettent en avant.

Une expérience qu’elles pensent continuer avec d’autres initiatives comme l’organisation de séminaires, forums de discussion, tables rondes, etc… Il faudrait maintenant que les pouvoirs publics donnent un plus grand appui au mouvemment associatif pour qu’elles puissent entreprendre des activités , ainsi que des campagnes permanentes pour finir avec les stéréotypes de genre, pour favoriser l’égalité entre des sexes dans tous les domaines et pour sensibiliser à la population, et en particulier les plus jeunes, contre toute forme de violence vers les femmes. La Directrice de la Mujer a plaidé pour une société d’accueil qui permet de voir l’émigration comme un intérêt économique et culturelle. Rosa Marie Perís , qui s’est déplacée de Madrid, accompagnée par la Responsable d’expositions, Carmen Belmonte pour assister à cet évènement, a accordé une conférence. Après avoir remercié les organisateurs et la Mairie de Paris pour l’invitation, cette dernière a affirmé, que l’émigration des femmes projette un double défi : avant tout, « l’intégration des femmes dans la société d’accueil, sans perdre les valeurs  originales de son identité culturelle, et ce toujours dans le cadre de notre droit communautaire »; et, un second, « promouvoir une société d’accueil qui permet de voir l’émigration comme une valeur pour son développement économique et la diversité comme un enrichissement culturel ».

En ce qui concerne les droits, ce sont ceux que la citoyenneté donne, c’est-à-dire « reconnaître ses droits civils, promouvoir l’exercice de ses droits politiques, et pousser le développement de ses droits sociaux ». Et bien que ce ne sera pas un processus facile, elle a précisé, il faudra débattre, « puisque ça ne sert à rien de regarder ailleurs alors que la réalité nous déborde ».
Un numéro public a participé aux débats distincts qui ont eu lieu Les sujets des tables rondes se sont adaptés aux circonstances locales et aux caractéristiques des organisateurs. Ainsi, celui-ci a eue lieu à la Mairie du 19ème. il est centré sur les droits et les défis des émigrants pour le XXIe siècle. Celle qui s’est développée à Saint Denis a abordé la question du poids des femmes dans l’économie mondiale, avec les interventions de deux responsables nationaux de « Femmes solidaires », de la journaliste Zelda Mayer, et de la Responsable de la Mujer de la FACEEF.
Aussi des idées ont été échangées sur la situation que les femmes africaines connaissent dans différents pays, et des expériences d’échanges qui sont faits entre des femmes de différentes origines, dans diverses villes. Devant l’intérêt qu a suscité l’exposition, depuis « Femmes Solidaires », la FACEEF a été sollicitée par le Département cité du Seine-Saint Denis afin d’effectuer des démarches pour organiser une nouvelle tournée début 2006. A Lyon, à Marseille et maintenant à Lavelanet, les débats ont connu et connaissent une grande affluence du public. Nous pouvons calculer entre cinq mille et six mille les personnes qui ont pu assister à l’exposition.