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JOURNÉES D’INFORMATION ET DE RÉFLEXION SUR DES PERSPECTIVES SOCIALES POUR UN RETOUR DES NOUVELLES GÉNÉRATIONS

journées organisées par la FACEEF, en collaboration avec la CFMA et la FAJA de l’Allemagne, le MAEEB de la Belgique, la FEAER de l’Espagne, la Génération l’Espagne de la France, et financées par le Ministère du Travail et de l’immigration.

Dans le cadre de la coopération européenne entre les fédérations d’émigrants espagnols des différents pays intégrant la communauté Européenne d’Associations d’Émigrants Espagnols (CEAEE), la FACEEF a organisé un séminaire dans dont le programme a été décliné en diverses questions pratiques qui peuvent se poser aux jeunes qui projettent son retour en Espagne

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Durant toute la journée du samedi 20 et jusqu’au dimanche 21 midi, se sont succèdées les interventions de différents techniciens et de spécialistes qui ont communiqué sur la situation économique et de travail en Espagne, les possibilités et les perspectives d’emploi, la préparation linguistique et formative, ainsi que les formalités nécessaires pour un emménagement possible en Espagne.

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Les présences de Germán Artal Sesma, vice-président de la FACEEF et de Rosa Anne Barrachina, du Secrétariat de la Jeunesse de la CEAEE . La première partie des interventions ont été au compte du Chef d’Études du Bureau Commercial de l’Ambassade d’Espagne en France, Marcial García. José Francisco Rodríguez Queiruga, Secrétaire général de la Chambre du Commerce d’Espagne en France, et Antonia Gutiérrez, représentante du Service Andalou de l’emploi (SAE) à Grenade. Les deux premières interventions ont mis l’accent sur les différences de travail et des droits qui existent entre l’Espagne et d’autres pays de l’Union Européenne, ainsi que de la situation économique compliquée qui est vécue actuellement en Espagne. Antonia Gutiérrez, a exposé des données concrètes sur la population la plus affectée par la crise, ainsi que les secteurs les plus touchés par l’actuelle récession. Cette dernière a marqué la perte de plus de 900.000 emplois durant la dernière année, ce qui a provoqué un problème structurel dans le secteur du travail. Par ailleurs, le pourcentage très haut de contrats à durée déterminée existants, la présence peu abondante du secteur industriel, le manque de l’investissement dans les nouvelles technologies et la saturation dans la branche de la construction.

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Malgré ces difficultés, les trois experts ont envoyé aux participants un message d’optimisme. Le fait de parler deux ou trois langues, sa facilité d’adaptation à différentes cultures et l’acceptation de la mobilité au travail jouent en faveur de ces jeunes. Avec le même niveau formatif, ils auront, en principe, plus d’opportunités sur le marché du travail espagnol.

Dans le programme de l’après-midi, José Muñoz Ripoll, l’adjoint au Directeur de l’Institut de la Jeunesse (INJUVE), a communiqué sur le travail de cet organisme envers la jeunesse espagnole. En Espagne, suivant l’usage, la formation et  les associations favorisent les échanges et les rencontres interculturelles.

A la même table, Carmen Cordovilla, de l’Association Grenadine d’Émigrants Retour (AGER), a donné une vision du travail réaliste par son organisation pour maintenir informés les Espagnols rentrés ou désirant le faire.

Les interventions de José Vicente Aznar, Secrétaire de la Société littéraire Espagnole, Luís Buñuel de Paris, et de Francisco Obispo, expert du Ministère d’Education de l’Ambassade de l’Espagne ont été relatifs à la possibilité de suivre des cours d’études bilingues à l’étranger et ce de manière à valider des études, des formations et des diplômes afin de faciliter l’intégration sur le marché du travail ou pour commencer une carrière universitaire en Espagne. Sur ce dernier point en particulier, une mention spéciale à l’harmonisation des études universitaires à une échelle européenne, plus connue comme plan Bologne (le Degré, le Master, le Conféré le titre de docteur) et en particulier à l’établissement du « crédit européen », qui fonctionne comme une unité de mesure standard pour tous les pays de l’Union. Ces dispositifs représentent une avancée significative à l’égard de la situation antérieure, mais ils ne cessent pas d’avoir ses propres incohérences, étant donné qu’il y aura au minimum besoin de 3 ans d’études en France, alors qu’en Espagne 4 ans suffiront.

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Par ailleurs, en ce qui concerne la reconnaissance des diplômes obtenus avant l’entrée en vigueur du plan Bologne, l’Espagne continue de reconnaître automatiquement les diplômes de médecin, d’infirmier, de matrone, d’odontologiste, de vétérinaire, d’architecte et de pharmacien. On a aussi mis en relief la difficulté de faire reconnaître en Espagne des diplômes spécifiques. Le nombre élevé de documents et de pièces justificatives exigées par l’administration ainsi que les retards injustifiés des différents organismes.

Pour finir cette journée dense de samedi, tous les participants ont été invités à une vue de la Seine en bateau, qui fut la meilleure manière de visiter les monuments principaux de la capitale un samedi après-midi. C’était un moment très important qui a facilité la relation entre les jeunes de provenances distinctes. Une activité ludique et enrichissante d’un point de vue culturel.

Après la séance de renseignements des experts,la parole a été donnée aux propres protagonistes de cet événement. Natalia Jiménez, une jeune espagnole née en France et installée à Malaga depuis 2004, et José Raymond Álvarez, né en Allemagne et retournée à Grenade en 2006, ont partagé avec les jeunes leurs expériences personnelles et ont pu donné un apperçu des différences culturelles et de travail, à lesquelles les jeunes se doivent se confronter dans leur tentative d’insertion en Espagne qui a l’habitude d’être idéalisée vu de l’étranger.

Les deux intervenants, ont offert à l’auditoire quelques témoignages qui manquaient à une analyse perspicace et de grande profondeur.

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Rosa Anne Borrachina, qui a officié durant les deux jours en tant que modératrice des tables, a fini les journées en faisant une brève synthèse et en nommant les jeunes descendants des Espagnols à participer activement au tissu dense associatif espagnol en Europe.

Quant à elle Aurora Domínguez, Conseillère de Travail et d’Immigration de l’Ambassade de l’Espagne en France,  a insisté pour que les jeunes espagnols aient le droit de vouloir s’installer en Espagne, bien qu’il ne s’agisse pas, d’un « retour » compte tenu qu’ils étaient nés à l’étranger. Elle est également revenu sur la situation économique de notre pays et ses difficultés liées au marché du travail, dont la structure, provoquerait plus de chômage que dans le reste des pays de l’Union Européenne. Cependant, la Conseillère, a insisté sur le fait que le plus important pour les jeunes était de définir un projet de vie et que l’essentiel était de chercher à être heureux et cela indépendamment du projet être inscrivait en propre Espagne ou dans tout autre lieu.

Dans un dernier lieu Germán Artal, vice-président de la FACEEF a  clôturé les Journées, en souhaitant un bon retour à tous les participants.

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Les informations transmises dans les différentes interventions  des conférenciers, les contacts et les liens directs qui se sont crées, représentent une bonne base pour que ces jeunes puissent décider entre différentes destinations et de construire leur avenir professionnel.

Les impressions des jeunes participants montrent leur satisfaction en ayant vérifié que les secrétariats de jeunesse des fédérations membres de la communauté maintiennent un esprit solide de collaboration visant à améliorer le présent et l’avenir du même collectif : celui des jeunes espagnols à l’étranger.

Importance du sujet: nous espérons et sommes sûrs que ce séminaire sera plutôt le point de départ pour des activités futures relatives. ces sujets qui résultent d’un intérêt pour les nouvelles générations. Par cette raison, les représentants des fédérations présentes dans le dit acte, ont encore pensé à une plus grande transparence dans la coopération entre les sections juvéniles des fédérations et  la Communauté Européenne d’Association d’Émigrants Espagnols. En travaillant conjointement pour déterminer les questions qui intéressent les jeunes espagnols à l’étranger afin d’établir des stratégies pour l’implication de ces jeunes dans le monde associatif.

Paris, le 22 juin 2009

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